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Ajumma 아줌마

Il existe une légende…

Dans le royaume de Corée, il existe une frange de la population qu’on appelle les « Ajumma ». Ce sont des dames reconnaissables à leurs visières, leurs permanentes, leur vestes de randonnée fluos et à leurs mauvaises manières dans le métro coréen. Elles flânent à la recherche de kimchi et de parcs publics. Elles se déplacent souvent en gang et adorent voyager en car dans toute la Corée.

ajumma
(Image provenant du blog : Ajummaexp.com )

J’en ai beaucoup rencontré lors de randonnées à Seoraksan, à Bukhansan en Corée du Sud.

Le sens initial du mot ‘Ajumma’ (en coréen : 아줌마)

Il faut savoir qu’à la base « ajumma » signifie en coréen « femme mariée » ou « femme d’un certain âge ». Au fil du temps, l’utilisation de ce mot a évolué et a entraîné une mode, un phénomène dans la société coréenne (qu’on peut traduire par « la vieille aux mauvaises manières »).

Superwomen

Blague à part, ce sont aussi des courageuses dames qui ont vécu ou subi la guerre de Corée. Des mères au foyer qui étaient dévouées à leur familles tout en participant à la reconstruction de la Corée du Sud.

A présent que leurs enfants soient devenus adultes et que leur maris soient à la retraite, elles peuvent enfin profiter pleinement de la vie.

Vive les Ajumma.

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Déjà 6 ans

Séoul, 5 mai 2014

Yeouido Lim

Il y a 6 ans jour pour jour, je débarquais en compagnie de 2 collègues à l’aéroport de Incheon en Corée du Sud. Baptême de feu. Première mission à l’étranger pour moi. J’avais un anglais exécrable. Tout s’était goupillé à une vitesse folle en l’espace d’un mois (passer différents entretiens, négocier le salaire, suivre une formation, laisser ma chatte Lili à ma soeur, louer mon appartement, faire ma valise, dire au revoir à ma famille et mes amis…).

Mercredi (5 jours avant le départ), je reçois un message de mon boss:

« Lim, tu pars ce dimanche. » 

Une tante m’avait dit:

« Quand tu reviendras en France, tu verras, ton esprit et ta vision de la vie et du monde auront évolué. »

Je me rappelle de la veille de mon départ. Nous avions célébré le mariage d’un ami. Durant le mariage, je regardais mes amis d’enfance avec nostalgie repensant à nos matches de foot, à nos souvenirs d’enfance, d’adolescence et de jeunes adultes.

Une page se tournait.

Une autre page s’ouvrait.

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Korean Street Food

Séoul, février 2016

Au cours de ma vie, j’ai vécu et travaillé à Séoul en Corée du Sud durant 2 ans, 1 mois et 11 jours. Si je suis si précis, c’est que cette expérience m’a marqué à vie. J’aurais l’occasion d’y revenir plus tard.

Dans cet article, je vais vous parler de l’épisode sur Séoul de la série “Street Food en Asie” disponible sur Netflix.

Un aperçu de la série Netflix « Street Food en Asie »

Dans l’épisode à Séoul, l’action se passe principalement dans le célèbre marché de Gwangjang et présente quelques classiques de la cuisine coréenne :

  • Les “mandoo” qui sont les fameux raviolis coréens à base de kimchi ou de viande
  • Les “Ganjang Gejang” qui sont des crabes marinés à la sauce soja
  • Les “Bin Dae Ttok“ qui sont les pancakes frits coréens à base de haricots mungo

Yoonsun Cho

Le reportage dresse également le portrait de différents célèbres acteurs du marché dont celui de Yoonsun Cho, une forte personnalité surtout connue pour ses nouilles coupées au couteau, les meilleures dans le marché de Gwangjang. On y apprend son parcours :

  • Pourquoi elle a décidé de lancer son stand dans le marché de Gwangjang
  • Les difficultés et la jalousie qu’elle a rencontrées au lancement de son affaire
  • Et surtout comment elle va persévérer pour retourner cette situation difficile en une réussite et inspirer ses enfants

C’est une belle leçon de vie.

Pour ceux qui n’ont pas Netflix, voici la vidéo d’un youtuber qui déguste tous les plats cités dans l’épisode Netflix « Street Food en Asie » à Séoul.

I • Seoul • you

Séoul aura toujours une place spéciale dans mon coeur. 

Cela me fait toujours quelque chose de revoir des images et lieux que j’ai fréquentés à Séoul.

Un soir de février 2016, ma copine coréenne de l’époque m’avait emmené manger des mandoo dans le marché de Gwangjang. On se promenait parmi les stands et une dame nous invita à s’installer pour dîner à son stand.

Devinez à quel stand nous avions dîné ?

yoonsun market gwangjang

J’avais prise cette photo ce soir là.

En voyant l’épisode sur Netflix en 2020, j’avais reconnu Yoonsun, son stand, ses mandoo et j’ai pu en apprendre sur sa personnalité et son parcours.

C’est vraiment cool qu’un reportage ait mis en avant son histoire.

Aimez-vous la cuisine coréenne ? le makkoli ? le soju ?
N’hésitez pas à partager en commentaires vos expériences avec la culture coréenne.

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Return to K.I.D

Lisbonne, Avril 2020

Pour mon 1er article, je vais vous parler d’un film documentaire qui m’a profondément marqué et ému: “Return to K.I.D” réalisé par Vanna Seang et sorti le 18/04/2020

Film documentaire en intégrale
Synopsis de Return to K.I.D

Pour la première fois depuis 30 ans, Ly Heang Seang (mère de Vanna Seang) et Norn Seang (père de Vanna Seang) reviennent au Cambodge à la demande de Vanna pour raconter leur parcours en visitant les différents lieux de leur passé jusqu’alors flou pour Vanna (il était un enfant à l’époque).

Témoignage universel

Les parents de Vanna Seang vont expliquer avec détails ce qu’ils ont vécu et comment ils ont survécu aux atrocités commises par le régime des khmers rouges de 1975 à 1979, puis à la guerre civile qui s’ensuivit avec l’arrivée des troupes vietnamiennes en fuyant vers le camps de réfugiés thaïlandais “Khao-I-Dang” avant d’émigrer en Australie.

Au détour de rires, de larmes, de secrets de famille, ce film met en exergue les horreurs de la guerre civile, du génocide mais aussi le courage et l’abnégation de parents prêts à tout pour survivre et préserver leurs enfants.

Documentaire authentique

Ce qui m’a le plus touché dans le film sont indéniablement les évènements relatés par les parents de Vanna au fur et à mesure du film. A la manière dont ils s’expriment et les détails précis qu’ils donnent à leur fils Vanna, on ressent qu’ils sont marqués à vie par les stigmates de la guerre. Marqués mais toujours debout !

Les dialogues sont principalement en khmer (je remercie infiniment ma chère mère pour nous avoir appris le cambodgien lorsque nous étions petits) et sous-titrés en anglais pour ceux qui ne parlent pas le cambodgien.

Vanna Seang

Vanna Seang, je ne te connais pas, mais merci à toi, à ta famille et tes proches pour cette émouvante oeuvre. Malheureusement tu n’es plus de ce monde, mais j’espère que là où tu es, tu reposes en paix.

Devoir de mémoire

Je vous invite à regarder ce documentaire, à le partager autour de vous et si le cœur vous en dit à laisser en commentaires vos impressions sur le film, ou tout simplement sur le Cambodge.

Film documentaire en intégrale